Objectivisme et Parentalité : un Choix Personnel
La plupart des discussions sur la parentalité portent sur la manière d’élever les enfants.
L’objectivisme commence plus tôt — avec la question que presque personne n’ose poser :
Devriez-vous avoir des enfants ?
Pas par devoir.
Pas par attente culturelle.
Pas par sacrifice.
Mais comme un choix personnel, rationnel, profondément individuel.
La parentalité n’est pas une obligation morale.
Ce n’est pas « le but de la vie ».
Ce n’est pas quelque chose que vous devez à la société, à votre famille, à votre culture ou à votre lignée.
Pour un objectiviste, il n’existe qu’une seule question :
Avoir un enfant rendra-t-il votre vie meilleure, plus riche, plus heureuse — selon vos propres termes ?
🧑🍼
Aucun devoir de se reproduire
L’objectivisme rejette toute idée collectiviste affirmant que les individus existent pour « perpétuer l’espèce », « servir la nation » ou « honorer la tradition ».
Vous ne devez pas de nouveaux citoyens à l’humanité.
Vous ne devez pas de nouveaux membres à votre culture.
Vous ne devez pas de petits-enfants à vos parents.
Votre vie n’appartient qu’à vous.
🤱
La parentalité comme valeur — pas comme sacrifice
Si vous choisissez d’avoir un enfant, ce doit être parce que :
Vous désirez réellement cette expérience.
Vous considérez l’éducation d’un nouvel esprit humain comme une valeur personnelle profonde.
Vous recherchez la joie — pas le « devoir » — de la parentalité.
Vous voyez l’enfant non comme un fardeau, mais comme un ajout choisi à votre vie.
La parentalité n’est morale que lorsqu’elle est égoïste — au sens rationnel et objectiviste.
Un enfant doit être une valeur que vous désirez activement, non un sacrifice que vous subissez passivement.
🧑🍼
Objectivisme vs anti-natalisme moderne
Deux mondes totalement opposés
Dans la culture occidentale contemporaine, un mouvement grandissant incite les gens à ne pas avoir d’enfants — mais pour des raisons diamétralement opposées à l’objectivisme.
Ils affirment :
« Avoir des enfants détruit l’environnement. »
« L’humanité est le véritable parasite. »
« La maternité est une oppression. »
« Donner la vie est immoral. »
Soyons clairs :
L’objectivisme rejette entièrement cette vision du monde.
Ces mouvements ne défendent pas le choix individuel.
Ils ne défendent pas le bonheur.
Ils ne défendent pas une évaluation rationnelle des valeurs.
Ils reposent sur une haine de la vie humaine, sur l’idée que l’homme serait destructeur, toxique ou nuisible.
Là où l’objectivisme célèbre l’homme comme un être héroïque, ils le décrivent comme une maladie.
Là où l’objectivisme voit la maternité (lorsqu’elle est choisie librement) comme une valeur positive et enrichissante, ils y voient une servitude.
Là où l’objectivisme affirme la morale de poursuivre la joie, ils prêchent la culpabilité, la peur et l’effacement de soi.
La position objectiviste est l’inverse :
La vie humaine est une valeur.
La créativité humaine est une valeur.
L’épanouissement humain est une valeur.
Si vous ne voulez pas d’enfants, c’est un choix parfaitement moral —
tant qu’il découle de vos valeurs personnelles, et non d’une philosophie qui déteste l’humanité.
🤱
Rejeter la culpabilité, la pression et les attentes
La société met la pression avec des mythes tels que :
« Les vrais adultes ont des enfants. »
« Vous le devez à votre famille. »
« Ne pas avoir d’enfants est égoïste. »
L’objectivisme rejette ces mythes.
Mais il rejette aussi la pression inverse venue des idéologies anti-humaines :
« Créer la vie est égoïste. »
« Avoir des enfants nuit à la planète. »
« La maternité est une soumission. »
LES DEUX formes de pression sont immorales.
Votre vie n’est pas un outil au service de la tradition —
et pas un outil au service de la culpabilité environnementale ou de l’idéologie politique non plus.
Votre choix doit être le vôtre.
🧑🍼
La règle de responsabilité
L’objectivisme affirme une règle absolue :
Si vous choisissez de créer une vie, vous êtes responsable de cette vie — jusqu’à ce qu’elle devienne un individu rationnel et autonome.
Un enfant n’est pas un agent moral complet. Il ne peut pas vivre de manière indépendante, se nourrir seul ou prendre des décisions à long terme.
Durant cette période de dépendance, les parents ont l’obligation — qu’ils ont eux-mêmes choisie — de fournir ce qui lui permet de devenir un être autonome.
Mais cette responsabilité a une limite claire et objective :
Lorsque l’enfant devient un adulte capable de jugements indépendants et d’autosuffisance, la responsabilité parentale prend fin — totalement.
L’âge adulte signifie la propriété de son esprit et de ses choix.
Le rôle d’un parent est de guider un futur adulte jusqu’au seuil de l’indépendance — pas de le maintenir dans une tutelle permanente.
Et si l’enfant devient un adulte irrationnel ?
Alors le principe reste le même :
Un adulte est pleinement responsable de sa vie, qu’il en fasse un bon ou un mauvais usage.
S’il devient paresseux, parasite, évitant ou destructeur, c’est son échec moral — pas celui de ses parents.
Les parents n’ont aucune obligation de soutenir un adulte qui rejette la raison.
Ils peuvent garder de la bienveillance ou de l’affection, mais ne doivent jamais se sacrifier pour permettre l’irrationalité.
La parentalité rationnelle s’achève avec l’indépendance.
Ce qu’un adulte fait de cette indépendance relève de sa seule responsabilité.
🤱
La vision objectiviste en une phrase
N’ayez des enfants que s’ils sont une joie que vous désirez profondément — jamais parce que le monde l’attend, et jamais parce que le monde se déteste lui-même.
Votre vie est votre valeur la plus élevée.
La parentalité est optionnelle.
Le bonheur choisi est le seul standard moral.
ACCUEIL